Sous la Présidence de Jean Marie Amand

Ce 22 février, les Seniors Socialistes recevaient Marie Arena, Députée européenne.

Économiste de formation, elle débute sa carrière au Forem, puis est conseillère au cabinet de Michel Daerden, ministre de l’emploi et en 2004 elle devient Ministre Présidente de la Communauté française, 2ème femme à occuper ce poste après Laurette Onkelinx. Elle est en charge de l’enseignement et de la promotion sociale. C’est en 2008 qu’elle occupe le ministère de l’intégration sociale, des pensions et des grandes Villes. En 2014, elle crée la Conférence nationale des Pensions.

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Nous n’avions pas l’intention d’amender le texte de préparation du congrès du 4 mars, mais plutôt de comprendre pourquoi cette Europe va mal et comment envisager un changement.

La Belgique et nous faisons partie des générations d’européens avec les premiers accords « Acier-Charbon »

Avec l’ère Delors, l’Europe est en panne.

Il y avait beaucoup d’attente donc aussi beaucoup de déceptions pourtant nous ne pourrons pas revenir en arrière. Souvenons- nous de la dévaluation de la lire et des Italiens qui devaient compter en millier, voir en million pour des produits de la vie quotidienne.

La pollution ne s’arrêtera pas aux frontières des pays, le commerce et l’agriculture sont mondialisés, nous avons besoin d’une force, d’une puissance, d’une union pour faire le poids, car le grand marché des capitaux ne nous a pas attendu. 

Avant on créait de la richesse et on la redistribuait par les négociations sociales, mas la financiarisation de l’économie est passée par là. Les actionnaires sont partout, il n’est donc plus possible de négocier dans des accords classiques. Nous avons donc une double perte suite à la concurrence extérieure et nous avons besoin d’accords négociés entre l’Europe et ses différents gouvernements.

La bataille n’a pas été gagnée car nous croyions encore trop aux mesures nationales.

La souveraineté nationale ne sera pas perdue dans le futur, puisque c’est déjà le cas dans les faits, tant pour l’environnement par exemple que le nécessaire levier de mesures pour l’emploi ou la fiscalité qui doivent avoir des retombées concrètes chez nous aussi.

Donc retroussons nos  manches  dit notre oratrice et mettons la barre à gauche pour défendre nos valeurs. Pour cela, il faut être clair sur la ligne que nous voulons défendre. Et en premier lieu comprendre le fonctionnement des institutions. Soyons également vigilant aux discours simplistes de l’extrême droite, les jeunes y sont perméables.

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Il y a actuellement 4 belges sur 190 parlementaires ; Marie Arena (commerce international, droit des femmes et égalité des genres), Marc Tarabella (agriculture-environnement), Hugues Bayet (finance) et Kathleen van Bremps (Spa- Industrie et Recherche). Ils font partie du groupe de l’Alliance progressiste des Socialistes et Démocrates.

Minoritaire et ’efficace, pour cela il y a deux moyens mis en œuvre, le travail acharné mais aussi les alliances. Ces alliances se font par projets et sont variables en fonction d’intérêts communs.

Nous voulons une politique plus sociale, le travail se porte donc sur :

  • La question de l’équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle ;

  • Les discriminations imposent une triple peine aux femmes 1) les jeunes ont 15 % d’offres d’emplois en moins 2) la charge familiale souvent  assumées débouchent sur 22 % de pertes de revenus et 3) les pensions sont en moyenne 40 % inférieures.

  • Il y a actuellement une réflexion sur le congé parental qui devrait être payé pour les hommes également. Chacun des parents auraient droit à 4 mois, non transférable au conjoint.

  • L’aidant proche devrait bénéficier de 5 jours payés par an.

  • Un salaire minimum européen qui ne serait pas nécessairement le même partout mais fixé avec les partenaires sociaux et qui serait au minimum à 60 % du salaire médian.

  • C’est vers une Europe écosociale qu’il faut tendre. Les mesures environnementalistes de gauche prévoiraient des compensations au public les plus faibles pour les aider à consommer autrement. Des recours collectifs doivent continuer ex. : VW, Monsanto, etc.

  • La fiscalité devrait être structurée tant en interne qu’en externe sur une base imposable unique, cela éviterait l’évasion fiscale intra-européenne.

Tous ces points méritent un cadre européen.

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Il y a encore une grande inquiétude pour nos droits fondamentaux.  Lorsque l’Europe s’est élargie à l’Europe centrale c’était justifié à l’époque. Nous avons besoin de cet espace pour vivre en paix. Pourtant plusieurs pays appliquent actuellement des politiques d’extrême droite (le gouvernement polonais contrôle sa justice, la Hongrie, la Croatie, l’Autriche... ne sont plus des exemples) et nous n’avons pas d’outil pour les contrôler. Il faudrait également un mécanisme d’accompagnement pour la méditerranée.

La gestion de l’Europe c’est 3 niveaux :

- la Commission : chaque État membre envoie son Commissaire, et même s’il devient asexué lorsqu’il prend ses fonctions, il n’empêche qu’il est choisi en fonction des résultats électoraux au niveau national. D’où l’importance à prendre en considération par les électeurs ;

- le Conseil est à l’image des États membres, la même remarque de l’importance du scrutin s’applique ici ;

- le Parlement : il y a encore du chemin pour donner de vrais droits au Parlement. Il n’y a pas de droit de prise d’initiative mais les débats en commissions permettent les amendements et le travail d’arrache-pied. Si ce n’est pas parfait, raison de plus pour faire évoluer les structures.

Karl-Heinz Lambertz préside l'Europe des Régions. Ce niveau de pouvoir est très intéressant car c’est là que se réfléchit l' évolution pour les territoires. Qui aura des subsides et pourquoi ?

Et là on parle sous ! Actuellement le budget européen tourne avec 1 % du PIB des États membres, nos députés plaident pour atteindre 1.3 %. Ce serait intéressant d’aller vers des ressources propres mais avec le principe de qui paie décide, on a donc bien besoin des États impliqués dans le Conseil.

 

C’est compliqué mais il est à souligner que l’administration européenne est celle qui coûte le moins cher. Développons donc des logiques budgétaires dont une pour la solidarité. Il faudra instaurer un processus de coopération renforcée, notamment par une taxe sur les transactions financières. Tout en faisant attention aux conflits d’intérêts, et là c’est  vers une transparence des lobbys qu’il faudra tendre.

Notre Députée nous explique enfin que pour répondre à toutes ces difficultés, elle est pour travailler dans des groupes de travail concentriques, ceux de la zone euro par exemple.

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La solidarité doit aussi aller vers les migrants en changeant par exemple le plan de Dublin et en répartissant les responsabilités justement, donc proportionnellement sur chaque État.

Soyons conséquent avec nous même, lors des deux dernières grandes guerres ce sont nos peuples qui migraient, il y eu ensuite les migrations économiques et toujours l’Europe a pu gérer ces déplacements de population.

Demain nous devrons peut-être gérer les déplacements dus aux dégâts climatiques. C’est à l’Europe de gérer humainement ces crises migratoires, elle doit continuer à protéger sa population et  la paix.

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